Les fibulaires sont deux muscles de la face externe de la jambe : le court fibulaire et le long fibulaire. Leurs tendons passent derrière la malléole externe avant de s’attacher au pied. Ils tournent le pied vers l’extérieur (éversion), participent à la flexion plantaire et protègent la cheville de l’entorse. Quand ils sont lésés, ou quand ils réagissent trop tard, la cheville devient douloureuse et instable.
Les tendons fibulaires jouent un rôle crucial dans la mobilité et la stabilité de la cheville. Si certaines pathologies qui leur sont propres peuvent nécessiter une intervention chirurgicale, les inhibitions des fibulaires, impactant les muscles de la jambe, présentent des symptômes distincts et doivent être traitées par des techniques de rééducation spécifiques. Dans cet article, nous vous proposons de découvrir quel est l’impact de ces inhibitions sur la stabilité de la cheville et comment la thérapie Galmeon peut accélérer le retour à la mobilité du patient en favorisant une contraction optimale des fibulaires.
| À retenir Les fibulaires (court et long) stabilisent la cheville et tournent le pied vers l’extérieur.Les lésions les plus fréquentes sont la tendinopathie, la fissure du tendon et la luxation des tendons hors de leur gouttière.Signes typiques : douleur derrière la malléole externe, gonflement, cheville qui « lâche ».Le traitement commence sans chirurgie (repos relatif, rééducation). La chirurgie se discute en cas de fissure, de rupture ou de luxation qui récidive.Une cheville instable sans lésion visible peut venir d’une inhibition des fibulaires, qui se traite en rééducation. |
Que sont les fibulaires ?
Les tendons fibulaires (péroniers latéraux) sont associés à la fibula (péroné) : l’un des deux os de la jambe. Situés sur la partie externe de la cheville, ces tendons contribuent ainsi aux mouvements d’éversion et de flexion plantaire de la cheville et du pied, ainsi qu’à leur stabilité. Le court fibulaire fait partie des éverseurs du pied.
Le court fibulaire
Le court fibulaire naît sur la partie basse de la fibula. Son tendon passe derrière la malléole externe et se fixe sur le bord externe du pied, à la base du cinquième métatarsien. C’est le principal muscle de l’éversion et un stabilisateur clé lors d’une torsion de la cheville vers l’intérieur.
Le long fibulaire
Le long fibulaire part du haut de la fibula. Son tendon longe celui du court fibulaire derrière la malléole, puis passe sous la plante du pied jusqu’à la base du premier métatarsien. Il participe à l’éversion, à la flexion plantaire et au maintien de la voûte plantaire.
Une pathologie des tendons fibulaires survient en cas de dommages ou d’instabilité de ces tendons. Des particularités anatomiques au niveau de la malléole externe peuvent accroître le risque de développer des troubles des fibulaires chez certains patients.
Quels sont les symptômes d’une atteinte des fibulaires ?
Une atteinte des fibulaires se manifeste le plus souvent par :
- une douleur latérale de la cheville, derrière ou sous la malléole externe ;
- un gonflement sur le trajet des tendons ;
- une douleur quand on tourne le pied vers l’extérieur contre une résistance ;
- un craquement ou un ressaut derrière la malléole, signe possible de luxation ;
- une sensation d’instabilité et des entorses à répétition.
À ne pas confondre avec l’atteinte du nerf fibulaire, qui passe au niveau du genou : sa compression provoque surtout une faiblesse pour relever le pied (le pied « tombe ») et des troubles de la sensibilité. Ce tableau relève d’un avis médical rapide.
Qu’est-ce qu’une lésion des fibulaires ?
On distingue principalement deux pathologies en lien avec les tendons fibulaires :
- la tendinite, caractérisée par une irritation progressive des tendons fibulaires et pouvant conduire à leur rupture ;
- l’instabilité : elle se manifeste par une luxation partielle ou totale des tendons fibulaires de leur gouttière rétro-malléolaire.
- la fissure longitudinale du tendon, qui touche surtout le court fibulaire et survient fréquemment après des entorses répétées.
Les causes des troubles sont variées. Ces derniers peuvent, par exemple, être engendrés par des microtraumatismes répétés, des entorses de cheville à répétition, le port de chaussures inappropriées, les rhumatismes ou certaines particularités anatomiques du pied.
Comment soigner les fibulaires ?
La prise en charge commence presque toujours sans chirurgie : repos relatif, glace, parfois une orthèse ou une semelle, puis rééducation (renforcement des éverseurs et travail de proprioception). Les exercices de rééducation après une entorse de la cheville reprennent une bonne partie de ce travail. La chirurgie intervient en cas de fissure, de rupture ou de luxation qui récidive, ou quand le traitement conservateur échoue.
Dans certains cas de figure, les symptômes d’une pathologie des tendons fibulaires (douleurs et incapacités) nécessitent une intervention chirurgicale.
En cas de tendinite, le patient peut être sujet à des douleurs pendant qu’il effectue des activités quotidiennes et sportives. Il peut aussi faire face à une sensation d’instabilité de la cheville et des gonflements. Une évolution vers des fissurations ou une rupture des tendons fibulaires n’est alors pas à exclure. Ce dernier cas peut entraîner une baisse de la sensation douloureuse, mais un risque accru d’entorse. Une opération chirurgicale est alors essentielle pour permettre au patient de retrouver ses fonctions motrices complètes.
Dans le cadre d’une luxation des tendons fibulaires, le patient peut ressentir des douleurs, des craquements et une sensation d’instabilité au niveau de la cheville qui peut parfois être liée à une déformation rétro-malléolaire. Sans une intervention rapide, le délai de retour à la mobilité du patient peut être rallongé et, dans certains cas, certaines fonctionnalités de la cheville peuvent être perdues.
Qu’est-ce qu’une inhibition des fibulaires ?
Les inhibitions fibulaires (également appelées dysfonction fibulaire) impactent les muscles fibulaires de la jambe. Lorsqu’ils ne fonctionnent pas correctement, d’autres muscles se doivent de compenser pour effectuer le mouvement, ce qui peut entraîner le développement de troubles associés. Ces inhibitions se manifestent par une restriction de la mobilité de la fibula, résultant souvent d’une contraction musculaire compensatoire excessive. Cela peut alors altérer la démarche du patient, lui provoquer des douleurs et des problèmes de posture, notamment à cause de la charge du corps répartie de façon inégale sur la cheville.
Elle apparaît souvent après une entorse : l’articulation lésée envoie au cerveau des signaux qui freinent l’activation des muscles voisins. C’est ce qu’on appelle l’inhibition musculaire arthrogène, une forme d’inhibition motrice.
Dans le contexte des inhibitions fibulaires, les patients éprouvent généralement une douleur et une sensation d’inconfort qui limitent leur mobilité. Pour les professionnels de la santé, il est donc crucial de distinguer ce type de troubles, afin de poser un diagnostic précis et de concevoir un plan de traitement adapté. Contrairement aux pathologies des fibulaires précédemment évoquées, les inhibitions fibulaires sont généralement traitées grâce à des techniques de relâchement myofascial et de rééducation posturale.
Quel est l’impact des inhibitions fibulaires sur la stabilité de la cheville ?
Comme nous l’avons évoqué précédemment, une inhibition des fibulaires peut engendrer une sursollicitation du muscle tibial antérieur, entraînant alors une inflammation et une douleur au niveau du tibia (périostite tibiale).
Les professionnels de la santé jouent un rôle crucial dans la gestion des inhibitions des fibulaires. Grâce à certaines techniques de rééducation spécifiques, destinées à renforcer ces muscles et rétablir l’équilibre musculaire de la cheville, ils permettent au patient de constater une réduction de sa douleur, une amélioration de sa stabilité articulaire et une prévention des problèmes musculosquelettiques et des tendinopathies qui peuvent être associées à ce trouble. L’inhibition des fibulaires peut provoquer soit une diminution de la qualité de leur contraction et une augmentation de leur temps de réponse à un mouvement de varus forcé ou modifier leur pré-activation dans les séquences de contractions musculaires, garantes de la stabilité de la cheville. Les fibulaires se contractent tardivement, accompagnés d’une co-contraction du tibial antérieur et du tibial postérieur, facteurs de l’instabilité chronique de cheville.
Ce retard de contraction explique pourquoi le travail de rééducation proprioceptive tient une place centrale après une entorse.
La thérapie Galmeon et la prise en charge des inhibitions des fibulaires
La thérapie Galmeon, basée sur la combinaison de l’imagerie mentale, la proprioception et l’écoute de sons basse fréquence via un dispositif médical breveté, Galmeon Wave, accélère la récupération du patient en favorisant une contraction optimale des fibulaires. Elle agit sur la levée des inhibitions motrices du cerveau, accélérant la prise en charge et aidant le patient à surmonter les difficultés éventuelles liées à la rééducation.
Essentielle pour les sportifs, la thérapie de reprogrammation neuromotrice Galmeon optimise les gestes fonctionnels et offre une solution concrète aux instabilités chroniques et persistantes de la cheville.
La thérapie Galmeon réafférente les fibulaires et reprogramme les séquences d’activité musculaire entre les différents stabilisateurs. Des effets peuvent être perçus dès la première séance, avec une stabilité retrouvée et une diminution des douleurs chroniques. En outre, l’entretien de la force des fibulaires et l’amélioration de la proprioceptivité sur des surfaces instables sont nécessaires pour maintenir les bénéfices. Cette reprogrammation neuromotrice consiste à chercher sur la cheville saine, les sensations de pré-activation des fibulaires lors du saut unipodal horizontal et transférer par l’imagerie mentale ces sensations sur la cheville instable. Le patient, grâce aux sons de basses fréquences engendrés par Galmeon Wave, visualise de façon optimale les sensations kinesthésiques ressenties.
Cette séance d’une durée de 50 minutes vise à retrouver, dès la première séance, une cheville plus stable et plus réactive. Différents exercices avec saut unipodal horizontal frontal ou latéral permettent d’entretenir et d’améliorer les gains obtenus par la reprogrammation neuromotrice Galmeon.
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FAQ
Qu’est-ce que les fibulaires ?
Les fibulaires sont deux muscles situés sur la face externe de la jambe, le court fibulaire et le long fibulaire. Leurs tendons passent derrière la malléole externe. Ils tournent le pied vers l’extérieur et stabilisent la cheville, en particulier pour éviter l’entorse.
Quels sont les symptômes du syndrome fibulaire ?
Une atteinte des tendons fibulaires donne une douleur latérale de la cheville derrière la malléole, un gonflement, parfois un ressaut ou un craquement et une sensation d’instabilité. Si le terme désigne l’atteinte du nerf fibulaire, les signes sont différents : faiblesse pour relever le pied et troubles de la sensibilité. Dans ce cas, consultez rapidement.Comment soigner les fibulaires ?
Dans la majorité des cas, sans opération : repos relatif, glace, parfois une orthèse, puis rééducation axée sur le renforcement et la proprioception. La chirurgie est réservée aux fissures, ruptures et luxations qui récidivent, ou aux échecs du traitement conservateur.
Qu’est-ce qu’une lésion des fibulaires ?
C’est une atteinte des tendons fibulaires : tendinopathie (irritation du tendon), fissure longitudinale, rupture, ou luxation des tendons hors de la gouttière rétro-malléolaire. Ces lésions surviennent souvent après des entorses à répétition.
Peut-on marcher avec une tendinopathie des fibulaires ?
Oui, en général, tant que la douleur reste supportable. Il vaut mieux réduire les activités qui la réveillent (course, terrains irréguliers) le temps de la rééducation. Une douleur qui augmente à la marche justifie un avis médical.